L'essai encadré pendant un arrêt maladie : conditions, durée et démarche
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L'essai encadré permet à un assuré en arrêt de travail de tester un poste, dans son entreprise ou ailleurs, sans quitter son statut de salarié en arrêt. Il dure 14 jours ouvrables au plus, renouvelables jusqu'à 28, avec maintien des indemnités journalières (articles D. 323-6 à D. 323-6-7 du Code de la sécurité sociale).
Qu’est-ce que l’essai encadré ?
L’essai encadré est un dispositif de l’Assurance maladie qui permet de tester un poste pendant un arrêt de travail. Il sert à évaluer si ce poste est compatible avec votre état de santé, dans votre entreprise ou dans une autre (article D. 323-6 du Code de la sécurité sociale).
Service-public le présente comme une action d’accompagnement de la caisse. Elle permet de tester la reprise de l’ancien poste, un aménagement de poste ou un nouveau poste, et de préparer une reconversion. La fiche précise que le statut de salarié est inchangé : vous restez en arrêt de travail (service-public, fiche F19300).
Qui peut en bénéficier ?
Le texte vise les assurés en arrêt de travail relevant du régime général, les bénéficiaires de certains contrats du Code du travail et les stagiaires de la formation professionnelle (article D. 323-6). La demande vient de l’assuré lui-même.
Les dispositions ont été créées par le décret n° 2022-373 du 16 mars 2022. Elles s’appliquent aux arrêts de travail en cours depuis le 31 mars 2022.
Les règles des autres régimes, comme celui des agents publics, ne sont pas détaillées ici : vérifiez-les auprès de votre caisse ou de votre administration.
Quelles sont les conditions et les accords nécessaires ?
L’essai suppose une évaluation globale de votre situation par le service social, puis trois accords : celui du médecin traitant, celui du médecin-conseil et celui du médecin du travail (article D. 323-6-3). Le tableau ci-dessous récapitule les règles du chapitre.
| Point | Règle | Article |
|---|---|---|
| Initiative | À la demande de l’assuré | D. 323-6-3 |
| Avant l’essai | Évaluation par le service social | D. 323-6-3 |
| Accords | Médecin traitant, médecin-conseil, médecin du travail | D. 323-6-3 |
| Durée | 14 jours ouvrables au plus, renouvelables jusqu’à 28 | D. 323-6-5 |
| Cadre | Une convention par période d’essai | D. 323-6-6 |
| Suivi | Un tuteur dans l’entreprise d’accueil, puis un bilan | D. 323-6-7 |
| Refus | Décision motivée, avec voies et délais de recours | D. 323-6-4 |
Combien de temps dure l’essai ?
La durée ne peut excéder quatorze jours ouvrables. Elle peut être renouvelée, dans la limite de vingt-huit jours ouvrables au total (article D. 323-6-5).
Le texte ne fixe pas de délai de réponse de la caisse : aucun délai n’est donc annoncé ici. Renseignez-vous auprès de votre caisse.
Que deviennent vos indemnités pendant l’essai ?
Vos indemnités journalières sont maintenues, ainsi que l’indemnité complémentaire éventuelle de votre employeur (article D. 323-6-1). L’entreprise qui vous accueille ne verse aucune rémunération à ce titre.
Le montant de vos indemnités ne change donc pas du fait de l’essai. Si un accident ou une maladie professionnelle survient pendant l’essai, c’est l’entreprise d’accueil qui le déclare (article D. 323-6-2).
Comment se déroule l’essai ?
Chaque période d’essai fait l’objet d’une convention. Elle formalise les engagements des partenaires et le rôle du tuteur (article D. 323-6-6).
Un tuteur de l’entreprise d’accueil suit la personne pendant l’essai. À la fin, il établit avec elle un bilan, transmis notamment aux médecins du travail et au service social (article D. 323-6-7).
Ce bilan sert de base à la suite : retour sur le poste, aménagement ou nouvelle orientation.
Comment faire la demande ?
La première étape est d’en parler au service social de votre caisse d’assurance maladie et à votre médecin traitant. Le texte ne décrit pas de formulaire unique : les modalités pratiques se confirment auprès de la caisse.
Si la caisse refuse, sa décision doit être motivée et indiquer comment la contester (article D. 323-6-4).
Quel lien avec un bilan de compétences ?
L’essai teste un poste ; le bilan de compétences clarifie un projet. Ce sont deux outils distincts, qui peuvent se succéder. Le bilan analyse vos compétences professionnelles et personnelles, vos aptitudes et vos motivations (article L. 6313-4 du Code du travail).
Pendant un arrêt, suivre un bilan est possible sous conditions : l’accord écrit du médecin traitant, transmis à la CPAM, est demandé pour une formation (service-public, fiche F19300). Le détail est sur la page bilan de compétences après un arrêt maladie.
Pour comprendre les étapes d’un bilan, lisez le déroulement d’un bilan et sa durée. Pour le coût, consultez le financement par le CPF et le reste à charge.
Si le poste testé ne convient pas, la reconversion professionnelle et le document de synthèse aident à décider de la suite.
Sources
Les règles viennent du Code de la sécurité sociale (articles D. 323-6 à D. 323-6-7, Légifrance), du décret n° 2022-373 du 16 mars 2022 et de la fiche F19300 de service-public, consultés le 7 novembre 2026.
Questions fréquentes
L'essai encadré est-il rémunéré par l'entreprise d'accueil ?
Non. L'entreprise où se déroule l'essai ne verse aucune rémunération à ce titre. Vos indemnités journalières, et l'éventuelle indemnité complémentaire de l'employeur, sont maintenues pendant l'essai (article D. 323-6-1 du Code de la sécurité sociale).
Mon employeur peut-il imposer un essai encadré ?
Non. Le texte précise que l'essai est mis en œuvre à la demande de l'assuré (article D. 323-6-3). Il ne peut donc pas vous être imposé, ni par l'employeur ni par la caisse.
Que se passe-t-il si la caisse refuse ma demande ?
La décision de refus de la caisse doit être motivée et indiquer les voies et délais de recours (article D. 323-6-4). Vous pouvez donc connaître la raison du refus et la contester.
Que se passe-t-il en cas d'accident pendant l'essai ?
L'entreprise où l'essai est réalisé déclare l'accident du travail ou la maladie professionnelle (article D. 323-6-2). Cette règle figure dans le même chapitre du Code de la sécurité sociale que le reste du dispositif.
L'essai encadré remplace-t-il un bilan de compétences ?
Non. L'essai teste un poste précis pendant quelques jours. Le bilan de compétences analyse vos compétences, vos aptitudes et vos motivations pour définir un projet (article L. 6313-4 du Code du travail). Les deux peuvent se compléter.
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Sources
- Légifrance, Code de la sécurité sociale, partie réglementaire, livre III, titre II, chapitre 3, articles D. 323-6 à D. 323-6-7 (essai encadré), consulté le 7 novembre 2026
- Légifrance, décret n° 2022-373 du 16 mars 2022, article 1 (essai encadré), consulté le 7 novembre 2026
- Service-public.gouv.fr, « Un salarié en arrêt de travail peut-il suivre une formation ? » (F19300), vérifié le 26 novembre 2025, consulté le 7 novembre 2026
- Service-public.gouv.fr, « Bilan de compétences d'un salarié du secteur privé » (F3087), consulté le 7 novembre 2026
Page mise à jour le 7 novembre 2026. Les règles de financement changent souvent : vérifiez votre situation sur les sites officiels cités avant de vous engager.